Florence Noël

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Menu alternatif de Francis Dannemark, entre septembre et l’éternité.

In Recueils poésie, Romans on février 19, 2010 at 9:44

Sous mes yeux, deux livres de l’auteur belge Francis Dannemark. Deux livres fort différents, à priori, l’un de l’autre. « L’homme de septembre », un petit roman dans une nouvelle collection, « Carnets littéraires » dont la présentation vaut à elle seul l’intérêt des lecteurs. Et un recueil de poésies, « Une fraction d’éternité », agrémentées de courtes proses mettant « en situation » les textes en vers libres. L’occasion d’explorer deux facettes intimes d’une même personne.

Francis Dannemark, je ne connaissais pas. J’aborde la littérature par sursaut boulimique. Un auteur est « tasté », si le cru est bon, alors j’achète quelques boîtes de bouteilles en stock et tous les millésimes à venir 😉
L’heure est venue, me dis-je de goûter à cet auteur et quelle meilleure manière de procéder par une double approche ?

Petits livres, ils sont lus l’un à l’aller du métro, l’autre au retour. Deux semaines et quelques poussières de jours après, que me reste-t-il d’eux ? Des impressions, des ambiances, une atmosphère. Il est des auteurs, ainsi qui valent par ce qu’ils instillent. Dannemarck en fait partie.

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Une seule vision, variée à l’infini.

In Citation - extraits on février 19, 2010 at 9:29

Souvent les « poétiques » m’ont ennuyée. Qu’avaient donc tous ces magiciens du verbe à tout d’un coup faire des recettes de cuisine et à nous buriner les méninges loin de leurs fulgurances. Faire école? Affimer sa supériorité? Etre un expérimentateur reconnu? La reconnaissance, peut-être? Mais est-ce par l’autre que l’on naît-on à nouveau ?

Eluard est le seul qui exprime exactement ce que j’ai toujours ressenti face à l’écriture en poésie, le choix d’une liberté absolue, sans crainte de fuir les écoles ou de renoncer à en fonder une nouvelle.

Eluard par Salvador Dali

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Jean-Claude Tardif , Compagnon du quotidien…

In Recueils poésie, Uncategorized on février 15, 2010 at 3:51


A propos d’un recueil de Jean-Claude Tardif, « L’homme de peu », aux éditions La Dragonne, 2002


Je vis les écritures comme des rencontres, intimes, délectables inévitablement. J’aime ingérer avec lenteur et jubilation les mots qui trouvent un véritable écho en moi. Peut-être est-ce pour cela que je cherche sans cesse et trouve si peu souvent. Ca demande d’aller à l’encontre de tout ce qu’on s’est laissé apprendre : le temps le mieux vécu est le temps qui passe le plus lentement, celui dont on peut détailler chaque parcelle de seconde comme l’étendue d’une fête, et en évoquer avec émotion, bien plus tard, l’interminable intensité.
Pour cela peut-être nous faut-il être tout simplement humble face au merveilleux. Ou bien une femme, un homme de peu…

« Pour retenir le quotidien
comme un fruit dans le compotier
il a en héritage
les gestes lents de la vie
qu’il enferme le soir
dans sa montre à gousset
et des mots aux parfums de draps mouillés
qu’il lustre comme des vêtements de travail,
par esprit de compagnonnage ».

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