Florence Noël

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Le contrepoint organique de Françoise Delcarte

In Citation - extraits, Revues littéraires on mars 11, 2010 at 1:13

Oui, je sais, j’avoue, je n’aime pas la poétique, cet art de la mécanique interne des poèmes, comme des machines ventrues qu’on autopsie. On se gargarise de sa propre agilité de langue, ses choix deviennent règles, voire charte, on l’institue et voila qu’on cesse tout d’un coup d’être poète pour devenir un grammairien de l’indicible. Voué à l’échec mais admiré pour son intellect.

Je suis mauvaise.

Et que voila une bien mauvais entrée en matière pour accueillir un texte d’une auteur belge contemporaine, décédée en 1995, François Delcarte dont j’ai découvert la puissance poétique dans un ancien numéro de la revue Poésie 1, datant de juillet 1971.

Numéro d’autant plus intéressant, concernant cette auteure, qu’il la fait paraître au début d’un très long silence de publication…

Françoise Delcarte, née dans un village du Hainaut occidental en 1936, Peruwelz, décédée en 1995, publie en effet deux recueils fin des années 60 aux éditions Seghers. L’infinitif en 1967 suivit de Sables en 1969. Puis plus rien. Sauf sans doute en revues et seul un travail archéologique en Bibliothèques Royale ou Nationale pourrait nous informer de sa création.

Françoise Delcarte

Françoise Delcarte, photo issue de Poésie 1, n°17, juillet 1971

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Menu alternatif de Francis Dannemark, entre septembre et l’éternité.

In Recueils poésie, Romans on février 19, 2010 at 9:44

Sous mes yeux, deux livres de l’auteur belge Francis Dannemark. Deux livres fort différents, à priori, l’un de l’autre. « L’homme de septembre », un petit roman dans une nouvelle collection, « Carnets littéraires » dont la présentation vaut à elle seul l’intérêt des lecteurs. Et un recueil de poésies, « Une fraction d’éternité », agrémentées de courtes proses mettant « en situation » les textes en vers libres. L’occasion d’explorer deux facettes intimes d’une même personne.

Francis Dannemark, je ne connaissais pas. J’aborde la littérature par sursaut boulimique. Un auteur est « tasté », si le cru est bon, alors j’achète quelques boîtes de bouteilles en stock et tous les millésimes à venir 😉
L’heure est venue, me dis-je de goûter à cet auteur et quelle meilleure manière de procéder par une double approche ?

Petits livres, ils sont lus l’un à l’aller du métro, l’autre au retour. Deux semaines et quelques poussières de jours après, que me reste-t-il d’eux ? Des impressions, des ambiances, une atmosphère. Il est des auteurs, ainsi qui valent par ce qu’ils instillent. Dannemarck en fait partie.

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